Salon à cheminée
Un salon de l’appartement du directeur, cheminée et statue antique

Une génération à la Villa

À dix-neuf ans, Jean Marc Lange est le plus jeune pensionnaire de la Villa — mais il n’y est pas seul. Chaque année, le Prix de Rome y réunit les lauréats de toutes les disciplines : peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et compositeurs partagent les mêmes couloirs, les mêmes ateliers et les mêmes dîners sous les plafonds peints.

Parmi les peintres de ces années passent Claude-Jean Guillemot, Gérard Barthélemy, Thierry Vaubourgoin et Joël Froment — le tout dernier lauréat du concours, en 1968. Du côté des sculpteurs, Jacqueline Georges Deyme, et un jeune couple, Anne et Patrick Poirier, qui deviendront l’un des grands duos de l’art contemporain.

Les architectes ne sont pas en reste : Jean-Pierre Poncabaré, de sa propre promotion de 1965, ou Daniel Kahane, dessinent et relèvent les monuments de Rome. Et dans les salons résonne parfois la musique de Michel Merlet, Premier Grand Prix de composition en 1966.

Ces artistes de vingt ans forment l’univers romain de Jean Marc Lange : non pas des maîtres, mais des compagnons de travail et de jeunesse. C’est avec eux, dans ces lieux, qu’il traverse les quatre années qui marqueront toute sa peinture.

Un salon de l’appartement du directeur, cheminée et statue antique